Abbaye Notre-Dame de Grosbot

Vue aérienne de l'abbaye de Grosbot, Les Clichés d'Eole, 2013

La fondation de l’abbaye Notre-Dame de Grosbot, aussi connue sous le nom de Font Vive, remonterait à 975, sans qu’aucune source médiévale ne vienne la confirmer. Les seigneurs de La Rochefoucauld (de Marthon) avec plusieurs autres bienfaiteurs, les comtes de Lusignan et les seigneurs de Mareuil donnèrent des terres.

L’abbaye Notre-Dame de Grosbot, abbaye augustinienne, devient cistercienne en 1166 sous l’impulsion de l’abbaye d’Obazine (Corrèze).

Vers 1180, le nom est changé, de Font-Vive en Grosbot.

Aux XIIe et XIIIe siècles, l’abbaye est riche et possède granges, moulins et forges, en Angoumois, Périgord et Aunis.

La guerre de Cent Ans et les guerres religieuses du XVIe siècle la ruinèrent. Les Huguenots enlevèrent tout ce qu'ils ont pu, jusqu'au bois des charpentes. En 1568, les religieux sont chassés par Vincent de Villars, de la maison de Mainzac, qui s'approprie les revenus et vend les terres. Les moines reviennaient douze ans plus tard.

Au XVIIe siècle, grâce à l’administration de l’abbé Jean de la Font, elle connut quelques beaux jours. À la Révolution, il ne reste qu’un seul moine. Les bâtiments et les terres furent vendus comme biens nationaux et adjugés le 27 mai 1793 à Mathieu Baynaud demeurant près de Nontron, pour 72 000 livres. Classée parmi les Monuments Historiques en 1993, elle est aujourd’hui propriété privée.

Façade principale de l'abbaye, carte postale, collection privée

À l’est et au nord, s’ouvrent les façades des XVIIe et XVIIIe siècles des bâtiments conventuels. Les toits mansardés, sont agrémentés à l’est de lucarnes surmontées de frontons triangulaires ou curvilignes. La façade ouest a été détruite par un incendie dans les années 1990 et reconstruite. Le plan des bâtiments forme un carré, au centre duquel se trouve une cour où l’on distingue les restes du cloître, quelques pierres tombales et un enfeu roman. L’abbatiale est en partie ruinée. Il ne reste pratiquement plus rien de la voûte. L’église a été  bâtie dans le troisième tiers du XIIe siècle.

À l’ouest et au sud une grande cour est entourée de balustres et de montants en pierre qui devaient soutenir auparavant des grilles.

À l’ouest, des sources jaillissent dans le pré de la fontaine. L’existence de l’abbaye s’explique par la présence de l’eau. Ces sources sont captées et alimentent les bâtiments par une série de canaux souterrains qui permettent le lavage, la cuisine et les latrines. L’une des canalisations amenait l’eau au potager. De là, l’eau est dirigée à l’est, dans deux bassins qui servaient de viviers.

Abbatiale ruinée, carte postale, collection privée

The water that springs there abundantly accounts for the original name of “Font Vive” as well as for the choice of this spot by the lords of La Rochefoucauld to found an abbey at the end of the 10th century. From Augustinian it turned Cistercian and became very prosperous in the 12th and 13th centuries. The Hundred Years War and the Wars of Religion destroyed it but it experienced a revival in the 17th and 18th centuries when the present convent buildings were erected. They form a quadrangle with a central courtyard where one can see some remains of the Norman cloister.

The church is in ruins, with only nave walls standing.

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