FEUILLADE

Le sol de la commune est calcaire et date du Jurassique moyen. Les flancs de la vallée du Bandiat sont recouverts par endroits de colluvions, sables argileux, tandis que le fond est occupé par des alluvions (sable et galets) datant du Quaternaire (Pléistocène). On peut aussi trouver sur les plateaux au sud de la commune de l'argile de décalcification à galet, datant du Tertiaire.

Une grande partie sud de la commune est occupée par un plateau d'une altitude moyenne de 145 mètres. Vers le nord, on trouve la vallée du Bandiat, assez large et peu pentue, qui coupe la commune d'est en ouest. Le Bandiat, affluent de la Tardoire, baigne le bourg de Feuillade et faisait tourner trois moulins : le moulin du bourg, le moulin de Chapiteau et le moulin de Guillot.

Vue aérienne du bourg de Feuillade, ©Les Clichés d’Eole, 2013

Feuillade était au Moyen Âge le siège d’un fief qui dépendait, pour un part des comtes du Périgord, pour une autre part de l’évêché d’Angoulême et pour une troisième part de la baronnie de Marthon. Ces diverses vassalités entrainèrent de nombreux procès et Feuillade changea fréquemment de propriétaires. À la suite d’une transaction passée le 6 octobre 1365, entre Guy de Villebois et sa sœur Marguerite, d’une part, et Emery et Ythier de Saint-Laurent, d’autre part, ces derniers devinrent possesseurs de Feuillade. Au début du XVIIIe siècle, François de Saint-Laurent meurt sans héritier direct. Le fief de Feuillade revint donc à son gendre, Bernard Texier, marquis de Javerlhac.

Soufflets à pistons

Avant la création des départements, Feuillade, bien que faisant partie du diocèse d’Angoulême, appartenait pour la plus grande part à la province du Périgord et au canton de Nontron. Comme l’atteste une réclamation envoyée aux commissaires du roi chargés de la formation des départements, les Feuilladois contestèrent vivement leur rattachement à la Charente, prétextant que leurs activités économiques étaient naturellement tournées vers la Dordogne. En effet, Feuillade possède un riche passé industriel grâce à son haut fourneau situé dans le hameau de la Mothe qui a fait partie d'un ensemble industriel composé d'une cinquantaine d'établissements du Nontronnais. La forge de La Mothe est ancienne, construite au XVe ou au XVIe siècle, et, d'après une légende, l'épée de Charles VII (1403-1461) y aurait été coulée. Au XIXe siècle, il y avait deux feux d’affinerie, la forerie, six roues hydrauliques et deux soufflets à pistons. Ce site industriel, après avoir rythmé la vie de la commune pendant plus de deux siècles et participé activement à l’aventure sidérurgique de Ruelle et des canons de marine, fermera définitivement ses portes à l’aube du XXe siècle.

Haut fourneau et hall de coulée de la forge de La Mothe

The Bandiat, a Tardoire tributary, flows through Feuillade, whose centre is built along its banks. Before the French Revolution, Feuillade belonged to the province of Périgord, which is why its inhabitants strongly protested against joining the department of the Charente.

Feuillade has a rich industrial past with the blast furnaces of La Mothe. This “forge”, as it was called, started producing iron in the 15th century (King Charles VII’s sword would have been cast there) and participated, with Ruelle, in the making of guns for the navy until early in the 20th century.

 

Other points of interest: La Petite Motte castle and La Mothe blast furnaces (both are private properties)

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