Artisans et commerçants

Il existait une foire tous les quatrièmes lundy de chaque mois, une autre aux Rois, une autre le samedy gras, une autre d’octave et une autre le jour des morts. Bien que les marchés aient été fondés par les seigneurs de Montbron, notamment aux halles, au minage, au champ de foire de la Cahue ou au marché aux bœufs, près de l’aumônerie Notre-Dame-du-Bon-Secours, ils n’existent plus en 1749.

Au Moyen Âge, les marchés et foires devaient procurer des revenus importants aux seigneurs de Montbron.

La Place Gillibert-Duplantier

La place Gillibert-Duplantier dite place des Tilleuls est l'ancienne Place Neuve. Elle est appelée ainsi à la suite d'un énorme incendie qui, au tout début du XXe siècle, la vida de toutes ses maisons anciennes. Elle est représentée totalement construite sur le dessin de 1612 et le cadastre de 1833.

Sur la place, en 1749, une tour possédait deux fours, probablement, à cuire le pain. Tenant d'un costé au sentier de la rue Brune à la fontaine et d'autre costé à la rue allant du champ de foire à la basse ville, cette tour est difficile à localiser dans le parcellaire urbain. Appartenant au seigneur, l'usage de ces fours était obligatoire et public. En 1714, les fours donnaient encore 500 livres au comte.           

La place Gillibert-Duplantier, carte postale, collection privée

La halle

Grand bâtiment rectangulaire en bois, la halle soutenue de seize piliers tenant à la Grande Rue et à la rue du Minage appartenait au comte de Montbron.

Les halles sont citées, assez tardivement, au XVIe siècle. En effet, Marsaud Bouchelot a été condamné, en 1566, à être pendu et étranglé, pour réparation de ses excès, larcins, et voleries, par le sénéchal du lieu, au service d’Anne de Montmorency. Cette sentence fut cassée par un arrêt du Parlement de Paris ordonnant que Marsaud Bouchelot serait battu et fustigé de verges et banni l’espace de trois ans de la sénéchaussée de Montbron et, en outre, que le présent arrêt serait lu au siège de Montbron à jour des plaids ordinaires, iceux tenants. L’acte de publication fait à Montbron à fin d’exemplaire les plaids ordinaires se tenait en la halle dudit lieu, à l’heure de plein marché. La halle est ici citée dans des conditions particulières.

L’implantation des halles, au cœur du quartier commerçant et artisanal doit être plus ancienne. Sur le pourtour, la Grande Rue et de la Rue du Minage possédaient de nombreuses boutiques.  

Les halles et la Rue Carnot, carte postale, collection privée
Nécessaire de bourrelerie

Dans les années 1950, un bourrelier travaillait encore ici aussi bien le cuir, la laine que les grosses toiles. Il fabriquait et réparait tout le matériel comme les licols, les harnais, les capotes, les bâches, les tabliers et les besaces des éleveurs et utilisateurs de bovins et d’équidés. À Montbron, il fabriquait aussi des matelas.

On trouvait également à proximité de la halle un modiste (créateur de chapeaux), un tailleur, une mercerie, un médecin, un dentiste, une sage-femme, une pharmacie, une épicerie, un boucher, un boulanger, un café-restaurant, la perception et la poste.

 Les halles seront abandonnées puis détruites au début du XXe siècle. Suivra le déplacement des artisans et des commerçants hors les murs de la cité médiévale.

Epicerie centrale, Rue des Fossés actuelle Rue d'Agoulême, carte postale, collection privée

The lords of Montbron had founded many fairs and markets.

The covered market was first mentioned in the 16th century, but it must have stood there before, in the heart of the trading area where the craftsmen and shopkeepers held their activity, as well as along the main street (Grande Rue) and theRue du Minage. Most of these shops would disappear in the early 20th century.

2 Rue des Vieilles Écoles

16220 MONTBRON

 

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