Aumônerie Notre-Dame-du-Bon-Secours dite Chapelle des Lépreux

L’aumônerie Notre-Dame-du-Bon-Secours date du XIe siècle et a été construitegrâce aux donations de l’évêché d’Angoulême. Sous le patronage de l’évêque d’Angoulême, l’aumônerie devait dépendre du prieuré Saint-Maurice ; elle daterait de la fondation même de ce prieuré, au XIe siècle. L’aumônerie, qui a le devoir de prendre en charge les pauvres, les infirmes, les pèlerins, a peut-être été abandonnée, vers 1650, au profit de l’hôpital Notre-Dame-de-Pitié.

L’arpentement de la paroisse de Montbron effectué en 1749-1750 ne relève pas l’aumônerie. Cependant, la chapelle est citée dans les descriptions des terres ou des vignes qui lui sont proches. Le cimetière est également signalé, comme appartenant à l’église de Notre-Dame et comme tenant aux chemins de La Tricherie à Montbron et de Chez Marvaud à Montbron. Il semblerait, déjà, que seuls la chapelle et le cimetière de l’aumônerie subsistent. Le cimetière serait, éventuellement, encore utilisé au milieu du XVIIIe siècle. Il est certain, néanmoins, que la chapelle accueille encore des fidèles. Le texte de délibération du Conseil de la Commune réuni en assemblée extraordinaire le 17 juillet 1791, montre que de nombreux habitants de la ville se rendent, encore, à la chapelle pour adorer la Vierge.

L'aumônerie Notre-Dame-du-Bon-Secours avant l'implantation de la coopérative agricole, carte postale, collection privée

 Seule la chapelle de l’aumônerie subsiste encore aujourd’hui. Elle a été reconstruite au XVIIe siècle. La chapelle est un bâtiment rectangulaire, d’environ 100m² recouvert de tuiles rouges et surmonté d’un clocheton pyramidal recouvert, quant à lui, d’ardoises. L’accès à la chapelle se fait par un porche formant abri. A droite et à gauche de la porte d’entrée, le mur est ajouré par de fines colonnes galbées qui laissent passer le jour, de telle sorte que les fidèles, retenus sous le porche, peuvent voir l’intérieur de la chapelle et suivre l’office religieux. Tout autour de la chapelle s’étendait le cimetière de l’aumônerie. A. Gauguié a fait une description surprenante de la chapelle. Les murs sont nus. Le pavé tout entier de la chapelle se compose de pierres tombales recouvrant les restes d’artisans de Montbron ensevelis dans cette enceinte. Les instruments de métiers gravés sur ces dalles indiquent la profession du mort. Des pierres en calcaire dur servent toujours de pavement au narthex ; celles de l’intérieur ont disparu.

L’aumônerie Notre-Dame-du-Bon-Secours a toujours été assimilée à une léproserie, sans doute à cause de sa position, hors les murs, à l’extrémité du vaste champ de foire de la Cahue. En effet, les lépreux faisaient l’objet au Moyen Âge d’une ségrégation qui s’exprimait, entre autres, par la résidence à l’écart des agglomérations pour éviter les contacts directs ou indirects avec le malade. Les malades, une fois reconnus lépreux, devaient quitter la société.

Son cimetière, quant à lui, a trop souvent été identifié à un cimetière de pèlerins, sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il est vrai, les fouilles entreprises au début des années 1970, avant l'implantation de la coopérative agricole, ont révélé deux coquilles Saint-Jacques percés de deux trous. Mais, elles restent des cas isolés ; elles ne prouvent pas que le cimetière est un cimetière de pèlerins. Montbron n'est pas sur un itinéraire premier ou secondaire vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

La céramique du cimetière

Pichet

À la fin des années 1960, des fouilles archéologiques ont été réalisées, entre les bâtiments de coopérative agricole et l’emplacement du château d’eau. Quarante huit tombes creusées dans le rocher et orientées ouest-est ont été découvertes. Associés à ces tombes, une centaine de vases en terre, rosâtres, jaunâtres ou enduits d’un vernis verdâtre ont été retrouvés. Ils se trouvaient entre les tombes mais aussi ensevelis avec les défunts.

Les poteries de Montbron sont des céramiques communes ; elles ont été utilisées avant la mise en terre. Elles ont des formes fermées : pichet, cruche, pot et bouteille. Les cruches et les pots sans décor datent des Xe – XIIe siècles et les pichets, certaines cruches, les bouteilles et les pièces les plus décorées sont, quant à eux, datables des XIIIe – XVe siècles.

Notre Dame du Bon Secours Almshouse dates back to the 11th century. Its duty was to look after the poor, the disabled and the pilgrims. It closed around 1650, in favour of Notre Dame de Pitié Hospital. But its graveyard was still being used in the mid-18th century and the faithful continued worshipping the Virgin in its chapel.

The Almshouse has always been thought to be a leper hospital, supposedly because it stood outside the town walls. Indeed, during the Middle Ages, lepers were excluded from society.

2 Rue des Vieilles Écoles

16220 MONTBRON

 

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