En descendant la Barbacane

La rampe de la Barbacane

L'ancien faubourg de la Basse-Ville, n’étant plus relié à la ville depuis le XIXe siècle par les portes de la Basse-Ville et du Prestin, est devenu un espace de transition, coincé entre le centre bourg et la route venant de La Rochefoucauld. Ce quartier s’étend le long de la Rampe de la Barbacane. Cette rue permet la communication avec la ville haute.

Le Pont-en-Roux et le pont de la Basse-Ville entre 1840 et 1850, gravure anonyme

Le Pont-en-Roux, vieil ouvrage du Moyen Âge sur le chemin de La Rochefoucauld qui donnait encore, en 1714, 36 livres pour le droit de péage, menaçait ruine, au milieu du XIXe siècle. Les pierres se détachaient de la voûte. Le pont avec ses six arches, son profil en dos d'âne et ses éperons triangulaires vers l'amont avait déjà subi quelques réparations sous les Montmorency, au XVIIe siècle. La création d’unnouveau pont de la Basse-Ville, plus en aval, à une trentaine de mètres,intervient donc après 1850. Elle entraine l’abandon du Pont-en-Roux, qui sera, finalement détruit.

Usine de feutre pour papeterie Bricq et Cie, Atelier de fabrication (tissage) et chute d'eau

La Tardoire est non navigable mais il faut noter qu'elle a été et est encore aujourd'hui, dans une moindre mesure, utilisée. Les activités artisanales, dans la commune de Montbron, se sont développées dès le Moyen Âge avec l'implantation de nombreux moulins et d'une forge, puis l'essor industriel, notamment textile, à la fin du XIXe siècle.

La vallée de la Tardoire se caractérise, dans les environs de Montbron, par sa richesse en sites occupés durant les temps paléolithiques (- 3 000 000/ - 10 000). Dans un périmètre limité, se trouve une grande concentration de gisements ; les sites de Montgaudier et de Fontéchevade, sont les plus marquants. La découverte d'ossements a pu fournir les premiers renseignements sur l'aspect physique des Néandertaliens du Centre-Ouest.

Déroulé du bâton percé et gravé magdalénien de Montgaudier : anguilles, saumon et phoque

Les moulins

Montbron - La Basse Ville - Les Moulins, vestiges de l'ancien pont (carte postale, collection privée)

L’existence des moulins poissonnants ou des Bouchelots à Montbron est attestée depuis le XIVe siècle. En 1351, au dessous du Pont-en-Roux, à la Basse-Ville, deux moulins se joignaient et portaient, tous les deux, le nom de poissonnant. L’un était dans la maison de Montbron, l’autre dans la maison du seigneur de La Fenêtre, vassal du seigneur de Montbron.

Un titre daté du 28 novembre 1450 décrit le moulin appartenant au seigneur de Montbron. François II de Montbron donne assurance à Héliot Bouchelot du lieu et place du moulin nommé communément poissonnant avec ses appartenances et dépendances, cours d’eau et éclusages tenant le plasage du Pont-en-Roux, essatz et autres choses quelconques, auquel lieu il lui est permis de bâtir, édifier, moulin à drap, à piler milh et forge à acier.

En 1544, Pierre Couraudin, Maurice Bouchelot, Didier Bouchelot portent déclaration au terrier de Montbron où, à présent, est édifié un moulin à bled, une forge à faire acier, et édifié un moulin à drap, à piler mil et à faire huile. Le moulin à bled est celui qui était mouvant de La Fenêtre et n’a jamais eu d’autre qualité et que le moulin à drap est celui que le seigneur de Montbron avait donné la permission de bâtir en 1450.

En 1779, il ne subsistait plus qu’un seul bâtiment dans lequel on faisait drap et huile, où l’on pilait le mil. L’autre a été détruit ou a été emporté par les eaux, ainsi que l’île et les écluses. Les deux seigneurs possédaient d’anciens titres prouvant leurs droits respectifs. Les deux nobles se disputaient une rente de vingt sols et chacun produisait des preuves de son bon droit. Adrien Chérade, comte de Montbron a eu gain de cause contre Monsieur de Lambertie, seigneur de Menet et de La Fenêtre, parce qu’il démontra que le moulin démoli par les eaux lui appartenait et que, par conséquent, il ne pouvait pas réclamer une redevance sur un moulin qui n’existait plus.

Les moulins poissonnants devenus des Bouchelots ne sont plus ; le dernier ne tourne plus depuis le décès de François Paute, en 1910. Le Pont-en-Roux n’est plus et le hameau des Bouchelots a disparu également.

 

Roue du moulin de Chabrot, ©JM. NOSSANT/Pays Horte et Tardoire

D’autres moulins devaient exister sur la Tardoire, à Montbron. En 1870, neuf moulins étaient assis sur la rivière et possédaient vingt trois roues dont les moulins de Menet et de Chabrot.

Moulin de Menet, ©JM. NOSSANT/Pays Horte et Tardoire

In the vicinity of Montbron, quite a number of remarkable prehistoric caves are to be found along the Tardoire valley. These sites were occupied during the palaeolithic period (from –3,000,000 to –10,000). The most interesting ones are at Montgaudier and Fontechevade. The samples of bones found there gave precious clues as to the physical appearance of Neanderthals in the west centre of France.

The Tardoire is not navigable but its water power has long been and is still being used for the working of various mills. There were nine mills in activity in 1870, including those of Menet and Chabrot.

2 Rue des Vieilles Écoles

16220 MONTBRON

 

Tel : 05 45 63 15 16

Fax : 05 45 60 39 93

Email : cdc-seuil-charente-perigord@wanadoo.fr

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© CDC Seuil Charente-Périgord