Église Notre-Dame

Clocher carré de l'église Notre-Dame

Notre-Dame de Rouzède, simple cure sur la Renaudie, dépendait du diocèse de Limoges, puis du diocèse d’Angoulême. Cette ancienne paroisse est maintenue en 1803.

Construite aux XIe et XIIe siècles, l’église se compose d’une nef de trois travées. Au XVe siècle, une seconde nef de trois travées a été accolée au sud et communique avec la nef principale par trois arcades brisées reposant sur des piliers carrés. L’église était voûtée en plein cintre à l’origine, mais des voûtes en lambris ont parfois remplacé les voûtes primitives.

 La façade occidentale, consolidée en 1888, a un portail plein cintre à trois voussures. Il est surmonté par un mur pignon percé d’une baie simple.

La sacristie, incendiée le 3 décembre 1899, est reconstruite au début du XXe siècle.

 

L’église faisait partie d’un ensemble comprenant presbytère et cimetière. Le presbytère à l’est de l’église, le cimetière au nord. Une partie de son jardin a été cédée à l’école en 1869. Son puits est devenu mitoyen avec l’école en 1891. Ce puits possède deux manivelles. En effet, une rivalité opposait le curé et l’instituteur de Rouzède. Pour résumer, à la suite de longues discussions qui occupent des pages de délibérés de conseils municipaux, ils n’arrivèrent pas à se mettre d’accord pour la construction d’une pompe commune. Ce qui fait que face à face, ils furent condamnés à tirer l’eau chacun pour soi.

La dispute pour le puits. Illustration réalisée par Clémence Germain, auteure de bande dessinée résidant à Angoulême

Retable et tabernacle

Retable et tabernacle, ©JM. NOSSANT/Pays Horte et Tardoire

Un retable du XVIIIe siècle occupe entièrement le mur du fond.

En avant, se trouve un tabernacle en bois doré du XVIIe siècle. Il est composé de deux volets latéraux avec des bas-reliefs représentant à gauche "Le Christ au Mont des Oliviers" et à droite "La flagellation du Christ". De chaque côté, deux niches avec coquille et culot à tête d’ange, sont habitées des statues, de saint Paul à gauche et de saint Pierre à droite. La monstrance est soutenue dans ses angles par quatre personnages tenant une corne d’abondance. Sur la partie centrale de la corniche figure un personnage portant une banderole. Au centre, prend place une vierge à l’enfant assise.

Le tabernacle est coiffé d’un dôme portant un Christ en croix. Le tabernacle est entièrement doré à la mixtion, sans préparations préalables.

Le tableau de Saint-Roch

Saint-Roch, Petiot, 1845

          Saint Roch est un saint tardif puisqu'il serait né vers 1293 et mort vers 1327 à Montpellier. La légende veut qu’il fût atteint de la peste, et que, seul, malade, abandonné de tous, réfugié dans une forêt, il vit venir quotidiennement à lui un chien qui lui apportait un bout de pain. Jamais ce chien ne le quitta plus.

Cette toile est datée de 1845, et est signée Petiot à Angoulême. Elle a été réintégrée dans un cadre sculpté de guirlandes de fleurs aux angles du XVIIe siècle.

Au centre de la composition, Saint Roch, vêtu en pèlerin, longue robe, manteau sur les épaules, bourdon en main, lève vers les cieux un visage illuminé. À genoux à sa droite, un ange relève avec vénération la robe du saint, de la main gauche, afin de dévoiler à nos yeux la plaie qu'il porte à la cuisse droite, stigmate de la peste. Toujours au premier plan, à gauche du saint, son chien occupe une place importante dans la composition. Ce chien tient le chapeau du saint dans la gueule. À l’arrière-plan, derrière le chien, des paysans en chapeaux et habits de travail conduisent bœufs et vaches vers le saint qui doit leur assurer prospérité et protection contre les maladies.

        Le contraste est frappant entre les divers styles qui animent cette toile : classicisme de la représentation du saint et de l'ange, naïveté quotidienne du chien et du chapeau, et enfin, réalisme rustique de la scène de l'arrière-plan.

Les fonts baptismaux

À voir aussi dans l'église Notre-Dame, les fonts baptismaux en pierre taillée du XIIIe siècle, classés Monument Historique au titre objet en 1949.

     

The church was built in the 11th and 12th centuries. Its nave, originally made up of three bays, was extended southward in the 15th century, each with its lancet arch resting on square pillars. Wooden vaults have replaced the primitive stone vaults.

The furniture inside is remarkable:

-         - a portrait of St Roch painted in 1845 by Petiot

-         - an 18th century altarpiece and a giltwood tabernacle (17th century)

-         - a 13th century stone font.

 

 

 

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