Maison à balet

Le presbytère fut le théâtre du meurtre de « Fanny Deguisel », la bonne du curé. Elle fut assassinée par le curé Gothland le 26 novembre 1849.

 

D'après l'arpentement de 1758, le presbytère se trouvait au nord de l’église, séparé d’elle par une grange servant de chai. Mais une route nouvellement tracée dans la seconde moitié du XIXe siècle sépare le presbytère de l’église et de ses dépendances : grange, jardin, vigne. Le presbytère fut installé au chevet de l'église dans les années 1890.

Le presbytère est une maison dite à balet. Le mot balet sert à désigner l’auvent surmontant l’escalier en pierre d’une maison bloc. Le balet a une fonction de protection. Il permettait de voir et surtout de se faire voir sans pour autant subir les méfaits des intempéries.

C’était l’habitation des notables ruraux, des riches marchands et artisans villageois (tisserands, maréchaux-ferrants) et aussi des vignerons au début des temps modernes. Avec l’avènement de l’ère industrielle au XIXe siècle, elle devient maison de petit paysan par adjonction d’une grange-étable en longueur.

Il s’agit d’une maison formant un cube et qui comporte un étage desservi par un escalier extérieur en pierre. Celui-ci est recouvert par un auvent ou balet. La caractéristique principale de la maison à balet est que, sous un même toit, dans un seul volume toutes les fonctions principales d’une vie sociale et économique sont réunies : la vie domestique, l’atelier et des espaces de stockage/réserve de nourriture.

Elle est composée de trois niveaux. La cave, à demi-enfoncée dans le sol, se trouve au rez-de-chaussée et l’intérieur est sombre et frais. Le sol est fait de terre battue. La cave pouvait servir de lieu de stockage, d’atelier, d’étable ou de chai. L’habitation, à l’étage, ne se compose que d’une seule pièce. Elle est desservie par un escalier de pierre accolé à la façade se terminant par un perron abrité par un auvent. Une partie de la vie domestique se déroulait à cet endroit. À l’étage, on trouve une table, des chaises, une cheminée, des lits des paillasses, une armoire et même quelquefois un potager. Le sol est fait de plancher. Les murs sont enduits d’un mortier chaux et sable. Le grenier est accessible par une échelle placée à l’intérieur ou à l’extérieur. Il servait à engranger le foin, les récoltes, les céréales, les légumes.

The former presbytery is now separated from the church by a road. It is an interesting construction with a typical canopied flight of steps, a good sample of the kind of housing used by well-off traders in the past.

In 1849, the place was the theatre of a famous murder case. The priest's maid, who had caught the local doctor's wife in her master's arms, died from arsenic poisoning. The priest was found guilty and sentenced to hard-labour for life. He died three years later.

2 Rue des Vieilles Écoles

16220 MONTBRON

 

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