Église Saint-Saturnin

Cet ancien prieuré-cure augustinien appartenait au prieuré de Notre-Dame des Salles-Lavauguyon, du diocèse de Limoges. Il est resté conventuel jusque vers 1560. L’église a été restaurée en 1862, comme cela est indiqué sur le linteau gravé de la face sud du clocher, puis en 1879-80.

            Construite en matériaux locaux de calcaire bajocien et d’éléments tertiaires, cette église se compose d’une nef unique de trois travées, suivie d’un chœur rectangulaire étroit ouvrant sur deux chapelles latérales modernes.         

Plan de l'église Saint-Saturnin
Le clocher de l'église

À l’extérieur, on accède au clocher au moyen d’un escalier de pierre puis d’une échelle de meunier métallique menant à une porte haute, datable du XVIIe siècle. À partir du dessus de cette porte, le reste du clocher a été refait et percé de quatre baies modernes en arc brisé. La façade occidentale est, quant à elle, une complète reconstruction du XIXe siècle.

 

Cette église a conservé une partie de ses éléments d’origine, soit une nef anciennement charpentée et une travée sous clocher datables de la fin su XIe siècle par leurs techniques de construction. Une éventuelle abside, de taille modeste, pouvait achever l’édifice à l’est. Elle a été remplacée par une grande arcade construite au XIXe siècle, fermée d’un mur dans sa partie basse et d’un vitrail moderne dans sa partie haute. La travée sous clocher est conçue comme un élément indépendant dans sa construction. Ce serait alors seulement au XIXe siècle que l’église aurait été voûtée et divisée en travées, sans que l’on puisse connaître la longueur d’origine de la façade qui a été entièrement reconstruite.

 

À l’intérieur, la nef est enduite et actuellement couverte d’une voûte en berceau surbaissé du XIXe siècle. Une éventuelle abside, de taille modeste, pouvait achever l’édifice à l’est. Elle a été remplacée par une grande arcade construite au XIXe siècle, fermée d’un mur dans sa partie basse et d’un vitrail moderne dans sa partie haute. Depuis le chœur, une porte du XVIIe siècle permet l’accès vers la chapelle sud, servant de sacristie, tandis qu’en face une arcade percée dans le mur nord permet de communiquer avec la chapelle nord.

La Vierge au chapelet

La Vierge au chapelet

Ce tableau, inscrit à l'inventaire des monuments historiques, est accroché sur le mur à droite. Il est un peu sombre et abîmé, mais il attire les connaisseurs du fait de ses origines possibles. On attribue cette toile soit à l’école vénitienne, soit à l’oeuvre de l’atelier de Murillo, peintre espagnol influencé par Vélasquez. L’histoire dit qu’au milieu du XVIIe siècle, l’ambassadeur du Roi d’Espagne regagnant son pays tomba malade dans les parages et fut soigné au presbytère. À son retour en Espagne, en remerciement des soins reçus, il demanda à Murillo, une réplique de son tableau La Vierge au chapelet, exposé aujourd’hui au musée Goya à Castres, et en fit cadeau à Saint-Sornin.

La statue de saint antoine

Située à l'entrée de la nef, la statue de saint Antoine, classé à l'inventaire mobilier des monuments historiques, est en bois polychromé du XVIIème siècle, taillée en une seule pièce dans un tronc de noyer. La tradition veut qu'il soit sculpté dans le dernier noyer des Chadries (un lieu-dit aux environs de Saint-Sornin). Sa provenance inconnue, pourrait être cependant rattachée au convent des Carmes de la Rochefoucauld de par sa qualité.

 

Elle ne représente pas saint Antoine le Grand, anachorète égyptien du IIIème siècle fondateur de l'ordre des Antonins, mais un moine appartenant au monastère des Carmes de la Rochefoucauld. Il porte l'habit des Carmes : une longue robe blanche à amples manches, une chasuble brune et des sandales. Le saint replie son bras gauche sur sa poitrine, geste de dévotion, tandis que de sa main droite, il tient une clochette et un livre de prières.

 

Une dévotion populaire s'est développée autour de saint Antoine, on lui attribuait le pouvoir de guérir les enfants. Des cierges étaient brûlés près de la statue, comme le montraient les traces de brûlures et de coulures de cire avant la restauration en 2005 par Bernadette Leblanc. La statue a été présentée lors de l'exposition « Trésors de Charente » en 1999 au musée d'Angoulême.

St Saturnin’s church was originally a priory depending on Notre-Dame of Salles-Lavauguyon, in the Limoges diocese. It kept its convent status until around 1560.

Erected in the 11th century, it was heavily restored in the 19th century. Two chapels were added to either side in the 17th century. They communicate with the rectangular choir through two archways.

On the right wall, there hangs a dark painting in very bad repair. It is supposed to be a copy of Murillo's famous Virgin of the Rosary.

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