Château et Maison de la DÎME (propriétés privées)

Le château

Château de Vilhonneur, carte postale, collection privée

Au centre du village jouxtant le gué du Perrat, le château est positionné sur un lieu stratégique, sans cesse réutilisé au cours des âges.

La construction du Moyen Âge, de type quadrangulaire et entourée de douves profondes asséchées, sera remaniée au XVIe siècle. Les douves ont fait l’objet de sondages archéologiques au cours desquels ont été mis au jour des fragments d’armes de combat : épées, arquebuses, boucliers, casques.

Le mur d’enceinte de la construction primitive est encore en partie visible.

Le donjon vu du sud

Le corps de logis, qui subsiste en partie, est flanqué d'une haute tour, donjon de trois étages occupés par des chambres dotées de grandes cheminées. Sur l’entablement sont visibles quelques consoles de mâchicoulis pour la défense. Une porte est agrémentée d’un fronton comptant des vases découpés dans le calcaire. Dans l’angle de deux petites tours demeure encore une bretèche bien conservée. La porte dite « Porte de la Chapelle » de style Renaissance a été murée. Elle donnait accès à une salle voûtée.

Tour d'entrée, carte postale, collection privée

Le pont levis qui chevauchait la douve remblayée a laissé dans la pierre les traces d’une existence indubitable : deux fortes rainures scarifient verticalement la tour d’entrée. Le linteau en arc surbaissé du portail est surmonté d’un parapet festonné formant mâchicoulis. Les six consoles sont finement sculptées, comme des pilastres.

Nous ne sommes pas en défaut d’informations sur la composition du logis. Il faut alors mentionner l’existence d’une chapelle, d’une galerie, d’une tour d’escalier, de nombreuses pièces voûtées, du colombier au-dessus le portail d’entrée.

La maison de la Dîme

Dans le même périmètre que le château, au pied de la colline du Pinier, se tient une imposante bâtisse. L’ensemble, doté de belles ouvertures aux pierres taillées, est fort bien appareillé en moellons du pays. Les historiens locaux, s’inspirant des dires des riverains, utilisent trois appellations : Maison de la Dîme le plus souvent ou quelques fois Maison des Gardes ou plus prosaïquement encore Maison de la Cave et prêtent à l’édifice, quatre affectations plausibles : relais des Templiers, à vocation hospitalière ; maison des gardes voire habitation à vocation militaire ; habitation du collecteur des dîmes ecclésiastiques ; cave ou cellier du château.

La cave de la Maison de la Dîme. Illustration réalisée par Tristan Lagrange, auteur de bande dessinée résidant à Angoulême

 Ce bâtiment, inclus dans la métairie du château au XVIIIe siècle, est décrit dans un inventaire de 1733 comme empli de tonneaux. L’appellation « Maison de la Cave » est donc fondée. À la base du Roc du Pinier, la maison de pierre a connu deux périodes de construction d’où les deux édifices habilement mariés. Un corps de bâtiment des XIVe et XVe siècles, le logis initial, compte deux étages sur un rez-de-chaussée légèrement encaissé. Une porte basse, en arc brisé, donne accès à une grande cave dotée de deux piliers polygonaux de soutènement, belles colonnes taillées de style gothique du XIVe siècle. Le pignon et la façade sont munis de hautes croisées à traverse. Il existait un second étage, aujourd’hui surbaissé, avec une couverture en tiers-point, disparue. On peut penser que le remaniement du faîte date de la fin du XVIIe siècle. Les nombreuses pierres de réemploi pourraient provenir de la construction féodale du XIIe siècle qui a précédé le château. Un bâtiment, du XVIIe ou du XVIIIe siècle, est accolé au précédent et légèrement en retrait, sous un toit à une seule pente en prolongement de l’autre.

Le château Philandre

Au sommet du Pinier, sont visibles quelques vestiges d’un « château » disparu dont on ne trouve aucune trace dans la littérature historique ancienne. Seule rumeur des âges, l’appellation poétique de « château philandre ». Il est certain néanmoins qu’au fil des temps, depuis l’époque gallo-romaine, la position haute a servi d’observatoire. Un procès verbal de La Robinière et de ses dépendances, écrit en 1778, fait bien état de cet édifice. On peut y lire : De là sur une autre pièce de terre auprès de la précédente appelée de La Robinière, un ancien château qui forme une élévation considérable au sommet de laquelle il reste des vestiges d’anciens fondements et murailles, est d’étendue assez considérable, borné par d’anciens chemins sans clôture et par les bâtiments de la métairie du Pignier […].

The Castle stands in the village centre. The ditches have been filled up and it was altered in the 16th century, but it has kept quite a few elements from the medieval construction (e.g. the grooves of the drawbridge and vestiges of battlements).

The Cellar House was built at the foot of the hill in the 14th century. The vault of the initial building rests on two fine Gothic columns. Different suppositions have been made concerning its past use: a tithe-barn, a cellar for the castle, a guardhouse …

There are just a few ruins left of a castle that presumably stood on top of the Pinier hill and which is known as Philandre Castle.

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